Au début des années 80, la marque au Lion va mal. Très mal. Les rachats de Citroën, en 1974, puis de Chrysler-Simca quatre ans plus tard se révèlent plus indigestes que prévu et les ventes des modèles Peugeot de l’époque (104, 504, 604) ne sont guère brillantes par rapport à la concurrence. Au bord du dépôt de bilan, la firme de Sochaux tente un coup de poker audacieux en misant tout sur le lancement d’une nouvelle voiture : la 205. Son père, Jean Boillot, entré dans l’entreprise en 1954 avant d’en devenir le directeur commercial en 1974, la voudrait aussi révolutionnaire que la Volkswagen Golf mais se contenterait d’un succès aussi important que celui de la Renault 5, alors en fin de carrière. Dès sa révélation en janvier 1983, il…
