C’est un chemin de souffrance. Une via dolorosa. Cinq cents mètres où, chaque matin dès 6 heures, des centaines de volontaires vêtus de blanc et de rouge tentent d’échapper aux taureaux qui combattront l’après-midi aux arènes de Pampelune pour célébrer San Fermin, patron, non de la ville, mais de la région, la Navarre. Vendredi dernier, on dénombrait cinq blessés, encornés et/ou piétinés sans que leur vie ait été mise en péril, mais comme la traditionnelle fiesta se déroule jusqu’au 14, le nombre est à doubler, naturellement. Les pauvres. Non, c’est vrai, on n’a pas idée de courir bourré comme un coin, devant des bêtes affolées par le vacarme et qui seront mises à mort quelques heures plus tard. Dans les deux cas, un bien beau spectacle.…