Brigitte Bardot n’aura pas droit à des obsèques nationales, encore moins à une panthéonisation. Pourtant, avec Brigitte Bardot, c’est un peu de la France qui s’en est allée. D’abord, parce qu’elle incarnait l’esprit français, celui qui, porté par Rabelais ou Voltaire, n’a jamais eu peur de rien : elle était libre et disait toujours ce qu’elle pensait, sans filtre, quitte à recevoir des bordées d’injures, qu’elle accueillait avec mépris, comme de la fiente de colibri.
BB était aussi le symbole de la libération de la femme dans les années 1950, 1960, 1970, quand l’homme dominait encore tout. À travers certains de ses films ou de ses déclarations publiques, elle a provoqué, bousculé et, à la fin, remis à sa place le sexe dit fort. Avec sa niaque et son absence…
