Tantôt proches, tantôt divergentes, souvent critiques, la journaliste Caroline Fourest, qui publie Le vertige Metoo (Grasset), et Peggy Sastre, autrice de Ce que je veux sauver (Anne Carrière, lire p. 123), s’interrogent sur l’efficacité d’un féminisme où la dénonciation tiendrait lieu de raison.
Le Point : Dans votre livre, Caroline Fourest, vous dressez un bilan contrasté de #MeToo et du féminisme mais soutenez ce mouvement, alors que pour vous, Peggy Sastre, #MeToo serait « d’une perversité intrinsèque ». Pourquoi vous opposer à ce qui a permis tant d’avancées ?
Peggy Sastre : Lesquelles ? Stopper des prédateurs, mais avec quelles méthodes ? Quelle efficacité ? À quel prix ? Dès le départ, j’ai détecté la chasse aux sorcières, l’hystérie collective, le retour en arrière, l’arbitraire extrajudiciaire. Dès fin octobre 2017,…
