Rendons à Sarkozy ce qui est à Sarkozy. Si la présence de l’ancien président sur le Tour est devenue un rituel estival, « un protocole républicain », c’est grâce à lui, ce mordu de vélo qui trompait l’ennui du fort de Brégançon en se faisant les mollets sur les pentes du pas de la Griotte. Nom des coureurs, écarts, états de forme, il voulait tout savoir de l’étape qu’il venait suivre : « Assis dans la voiture, Nicolas Sarkozy était dans la course, dans l’action, toujours à se renseigner », se souvient Christian Prudhomme, directeur du Tour depuis 2007. Avec un instinct pour l’offensive, comme en 2010 au Tourmalet, où il prévoit l’attaque de Contador – « Tu vas voir, dans cinq minutes, il y va » –, mano a…