« Les civilisations sont mortelles, les civilisations meurent comme les hommes et cependant elles ne meurent pas à la manière des hommes. La décomposition, chez elles, précède leur mort, au lieu qu’elle suit la nôtre. » Ces mots sont ceux de Bernanos (1), l’un des prophètes du siècle dernier, qui, comme Malraux, lisait notre avenir dans le ciel étoilé.
Ne sentez-vous pas déjà de mauvaises odeurs? Notre décomposition est avancée si l’on en juge par ce qui se passe en Biélorussie, à la frontière de l’Europe, ou, un peu plus loin, en Arménie, îlot chrétien dans un océan plus islamiste que musulman. Notre civilisation est bafouée, ridiculisée, et nous restons plantés, sans réaction, les bras ballants, le coeur et le regard vides.
Pardon de troubler la digestion de nos « élites…