Ils sont trois, dont le nom revient au long des centaines de pages de procédure dans l’affaire dite du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. Trois témoins clés, réfugiés à l’étranger. Si l’exfiltration de Bachir Saleh, l’argentier de Kadhafi, entre les deux tours de la présidentielle de 2012 a fait causer, on parle moins du départ de l’homme d’affaires Alexandre Djouhri. Il a quitté Genève, après la perquisition de son domicile, pour s’installer à Alger, où il vit sous la protection du « patron des patrons » locaux, Ali Haddad. Ce dernier met son jet à la disposition de « M. Alexandre », avec lequel il se rend en Afrique du Sud, où réside Bachir Saleh, ou à Djibouti, chez son ami Wahib Nacer. Soupçonné d’avoir joué un…
