Les dérives de l’éducation positive
Jean-Paul Delafenêtre, Esclauzels (Lot)
L’essentiel est opportunément dit dans l’éditorial d’Anne Rosencher. Pendant toute ma vie professionnelle, dans mon cabinet d’avocat, je n’ai cessé de rappeler l’évidence suivante aux Français en situation de rupture : « Tant que vous dites oui à votre enfant, vous ne commencez pas l’oeuvre d’éducation. C’est quand vous lui dites non, avec l’autorité suffisante, c’est-à-dire celle du coeur, et quand vous lui expliquez pourquoi, dans son intérêt, il vous est impossible de transiger sur le non, que vous commencez l’oeuvre d’éducation. » La réponse, dubitative, était invariablement la suivante : « Vous croyez ? ». On voit aujourd’hui le résultat malfaisant pour l’enfant de la défaillance parentale héritée de Mai 68, défaillance qui se traduit par le fait que les…
