En 1972, Paul, une dizaine d’années, demande à son père de lui acheter la même paire de Puma que Cruyff : noir et blanc, avec six méchants crampons vissés à vous labourer la terre grasse de l’arrière-pays niçois. Problème : le seul magasin de sport à des kilomètres n’a plus que du 39 et le gamin, qui promet, déjà le pied long. Mais il veut tellement chausser comme son idole qu’il fait mine d’être bien dedans. Son père règle la note et c’est parti pour une saison à grimacer de douleur à chaque fois qu’il entre sur le terrain de son village pour affronter d’autres minots.
Nous sommes nombreux, nous autres plus que quinquas, à avoir accepté, enfants, de souffrir avec fierté pour lui. Le roi Pelé de la finale…
