Les « cults » nigérians
Avant de se transformer en organisations criminelles, les « cults » étaient des confraternités étudiantes non violentes. Au début des années 1950, alors que les pays africains revendiquent leur indépendance, Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature, a été à l’origine de l’une d’elles, les Pyrates ou Confrérie des pirates, fondée à l’université d’Ibadan, cœur battant de l’élite intellectuelle du Nigeria. Le modèle fait des émules dans les campus, notamment dans le Sud, où on retrouve les Yorubas, les Edos, les Igbos et les Ijaws, des groupes ethniques qui comptent de nombreuses sociétés secrètes, avec leurs rituels et leurs croyances. En raison de ces ramifications cultuelles, parfois empruntées aux religions endogènes, ces confraternités au Nigeria sont appelées « cults », sectes en anglais. Benin City, la…
