C’est le dernier mouvement du requiem, le coup de grâce, la fin d’une longue agonie. Le 19 septembre, prétextant une opération « antiterroriste », les forces azerbaïdjanaises, soutenues par la Turquie, ont lancé sur le Haut-Karabakh – déjà soumis à un blocus inhumain depuis neuf mois – un assaut de grande envergure. Bombardements, tirs d’artillerie, drones… dans les villages frontaliers et même à Stepanakert, la « capitale » de l’enclave, les 120 000 habitants ont une fois encore été châtiés par l’orage d’acier azerbaïdjanais. Bilan : 200 morts, 400 blessés, plus de 10 000 évacués, 1 000 disparus. Le lendemain, après une négociation le couteau sous la gorge, la république indépendantiste d’Artsakh (nom arménien du Haut-Karabakh) a annoncé la signature d’un accord « sur une cessation des hostilités, avec la…