Le Point : Avec ce second mandat, qui tarde à démarrer, Emmanuel Macron renvoie une image d’indécision, voire de procrastination. Comment l’expliquez-vous ?
Arnaud Teyssier : Il y a un contraste saisissant entre l’exaltation d’une fonction présidentielle omniprésente et une forme d’impuissance, de résignation même, qui frappe les esprits. Emmanuel Macron ne dispose que d’une majorité relative à l’Assemblée, et le Sénat est dominé par l’opposition. Un an seulement après l’élection, le soutien populaire semble loin d’être acquis, comme l’a montré la contestation de la réforme des retraites. Or le chef de l’État fait face à des problèmes considérables : après la période du Covid, le début de la guerre en Ukraine, il est confronté aux violences urbaines et à des formes de décomposition sociale qui sont le résultat de…
