Ils ont déjà battu le pavé parisien par deux fois. Le 4 février, puis le 9 mars. Dans une rare union, les syndicats représentant les 54 000 fonctionnaires de la capitale, auxquels s’ajoutent 10 000 vacataires et contractuels, ont manifesté leur refus. Leur refus catégorique de travailler 35 heures hebdomadaires, réparties sur l’ensemble de l’année, soit 1 607 heures par an. Car ils bénéficient, depuis des décennies, d’avantages, hors de tout cadre légal, qui leur permettent d’effectuer, en moyenne, seulement 1 552 heures de travail par an, grâce à 8 jours de congé supplémentaires par rapport à ce que prévoit la loi.
« Pas une minute de plus », lisait-on sur les banderoles des manifestants de la CGT, de l’Unsa, de l’UCP, de Supap-FSU, de FO et de la CFTC,…
