De quoi Erdogan est-il le nom? De la démesure, de la folie des grandeurs avec son palais présidentiel de 1 000 pièces qui semble avoir été conçu par Albert Speer, l’architecte d’Adolf Hitler. Ce ne serait pas trop grave si, par sa lâcheté, la communauté internationale ne l’incitait à devenir demain un fauteur de guerres, de massacres.
Même si elle est entachée de tricheries en tout genre, sa victoire électorale de dimanche dernier, après quinze ans de pouvoir, n’est guère contestable. S’il a gagné, ce n’est pas seulement parce qu’il a su rendre sa dignité politique à la Turquie ou qu’il l’a considérablement modernisée sur le plan économique. Ce résultat correspond surtout à l’air du temps, qui, à l’heure des replis sur soi, est aux ultranationalismes, à la virilité à…