Epping, dans lâEssex, nâest pas un bastion de lâultradroite. Câest lâAngleterre pavillonnaire, tranquille, proprette, qui vote conservateur depuis trente ans. Pourtant, depuis la mi-juillet, elle ressemble Ă une zone de friction. Un ancien hĂŽtel, le Bell Hotel, y a Ă©tĂ© transformĂ© en centre dâaccueil pour demandeurs dâasile. En face, des habitants manifestent. Tous les jours. Des pancartes, des drapeaux anglais, des slogans simples : « Send them back », « Save our kids ». Le 27 juillet, ils Ă©taient prĂšs de 500. La police, elle, Ă©tait en tenue anti-Ă©meutes.
Jets de pierres, Ă©chauffourĂ©es : plusieurs soirĂ©es ont dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Quatorze personnes interpellĂ©es, huit policiers blessĂ©s. Une vidĂ©o a particuliĂšrement mis le feu aux poudres : on y voit des migrants, Ă la fenĂȘtre de leur chambre, sourire, filmer les manifestants etâŠ
