Papier fusain, image animée, flipbook, tapisserie, sculpture, gravure, pochoir, carte, noir, blanc, mots, maux, gags, théâtre, danse, musique, opéra, humour. Et politique, de l’Afrique du Sud au monde entier. On ne résume pas l’art total de William Kentridge. On s’immerge, dix ans après le Jeu de Paume, dans la grande rétrospective de son oeuvre en France, au LaM, à Villeneuve-d’Ascq, tout près de Lille. Il faut s’y rendre absolument pour mesurer sur un parcours de quarante ans l’importance de l’artiste sud-africain, lauréat du Praemium imperiale 2019, parmi tant d’autres reconnaissances internationales.
Son père, un avocat blanc, a défendu Mandela. L’histoire de son pays – où Kentridge naît en 1955 et vit toujours (à Johannesburg) – habite l’oeuvre si singulière de celui qui, « faute » d’être peintre ou acteur (il…