Fatigue, apathie, angoisses nocturnes, perte d’appétit, montée de stress, plus d’un mois et demi après le début du confinement, les signes d’un épuisement psychologique commencent à se faire sentir. « Je me sens fatiguée et sans envie. Je ne sors pas trop de ma chambre, le confinement commence à être lourd », débute Anaïs, étudiante, confinée à Grigny. « Je n’ai même pas faim, tellement je suis amorphe… » ajoute Malika, une Parisienne de 65 ans.
Certains se veulent résolument optimistes, attendant avec impatience de retourner travailler, de revoir leurs enfants et petits-enfants, de reprendre un semblant de vie normale. D’autres rappellent l’urgence de sortir d’un confinement qui risque « de tuer plus de personnes que le corona ». Ils sont plusieurs à vouloir prendre le risque de s’exposer davantage…
