Oui, la France et Israël se sont aimés passionnément. C’était avant la guerre des Six-Jours, en 1967, et l’embargo décidé par le général de Gaulle. La passion est ensuite devenue méfiance. Assez vite, l’idée selon laquelle les Français étaient anti-israéliens s’est installée. Avec elle des stéréotypes qui, les années passant, ont envahi l’ensemble de la société israélienne. « On a affaire à un véritable paradoxe, confie Patrick Maisonnave, l’ambassadeur de France à Tel-Aviv. D’un côté les Israéliens adorent la France, ses paysages, sa gastronomie, la Côte d’Azur l’été et les stations de ski l’hiver. Mais de l’autre, ils parlent d’une France économiquement peu dynamique, qui n’invente rien, pas très performante dans les nouvelles technologies et aux investissements surtaxés. Bref, l’art de vivre, oui ! Les investissements, on va ailleurs !…