«La résistance, c’est-à-dire l’espérance nationale, s’est accrochée, sur la pente, à deux môles qui ne cédèrent point, l’un était un tronçon d’épée, l’autre, la pensée française. » Cette alliance du glaive et de l’esprit invoquée par de Gaulle dans l’un de ses discours majeurs, tenu le 30 octobre 1943 à Alger, l’exposition « Un exil combattant » du musée de l’Armée la retrace enfin pour les 80 ans de la libération du territoire. Preuve éclatante que la France résistante, ce ne fut pas seulement des soldats ou des combattants clandestins mais aussi des artistes, des écrivains, des professeurs, des conférenciers, des scientifiques partis en exil et engagés dans une myriade de réseaux pour soutenir, moralement, financièrement, la France qui ne se rendait pas, pour légitimer celle de De Gaulle.
Étrange,…