Ils ont prêté serment devant la commission d’enquête parlementaire sur l’indépendance de la justice. En mai 2020, la présidente d’Anticor, Élise Van Beneden, et le magistrat Éric Alt, son vice-président, juraient ne pas connaître « l’identité de [leurs] donateurs, qui sont uniquement des personnes physiques ». Pourtant, dès février 2020, les dirigeants de l’association de lutte contre la corruption s’interrogeaient, dans des courriels internes que Le Point a lus, sur le plus gros donateur d’Anticor, dont ils connaissent en réalité l’identité et qui verse 5 000 euros par mois. Les responsables de l’association s’inquiètent: les dons proviennent-ils de son compte personnel ou bien de son entreprise d’informatique, basée en Irlande? Éric Alt écrit: « Ce serait vexant pour lui de voir sa parole mise en doute… Il ne faut pas…