Lorsqu’il est élu à la tête de la « 3 F », en juin 2011, Noël Le Graët, alors vice-président de la Fédération en charge des finances, prend la barre d’un navire à la dérive. Depuis le coup de boule de Zidane en finale du Mondial 2006 contre Materazzi, l’équipe de France de footballs’enfonce,chaquemoisdavantage,dans le néant. Une lente dérive qui mène jusqu’à la mascarade de Knysna pendant la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud. Pas de patron, pas de leader, pas de jeu mais, en revanche, des individualités arrogantes, impolies, irrespectueuses : la France, agacée, ne reconnaît plus une équipe qu’elle a tellement adulée.
Les deux hommes se connaissent depuis une vingtaine d’années Un an après son élection, Noël Le Graët, ancien chef d’entreprise, opte pour Didier Deschamps.…