L’année dernière, les abords escarpés du théâtre antique de Vienne étaient enfouis sous un enchevêtrement impénétrable de buissons et d’arbres. Aujourd’hui, en plein centre-ville, sur la colline du Pipet dominé par la Vierge du même nom, des terrasses abruptes, fraîchement plantées de syrah, rivalisent avec les gradins galloromains. Leurs murs, jusqu’à 10 mètres de haut, « ont sans doute été construits à la même époque, bien qu’ils aient été consolidés à la chaux entre les deux guerres », estime Stéphane Ogier. Le vigneron d’Ampuis et son compère de Chavanay, Pierre-Jean Villa, ont fait et réussi le pari de créer le domaine du Pipet, 0,5 hectare de pur fantasme, sur ces chaillets abandonnés.
C’est au Grand Café de Vienne, en décembre 2018, qu’une carte postale des années 1920 accrochée au mur attire…
