Sur la page, comme une lettrine accrochée à une étoile, une aile dessinée. Puis ce dialogue, un père, une fille: “Je me suis enfin décidé, Philippine, pour le titre de cette histoire. – Dis vite, papa. Qu’est-ce que c’est? – Le voici: Aile d’Argent, la magique.” Un conte, une lettre d’amour de Philippe de Rothschild à sa fille, c’est ainsi qu’elle commence. Avant, il y a cette épigraphe bouleversante: “Aujourd’hui, septembre 1945, sous notre ciel en fête, après une longue séparation le même papa, la même petite fille, de nouveau réunis, se recueillent. Celle dont la présence éclaire chaque page de bonheur contenue dans ce livre n’est pas revenue des bagnes allemands. Plus jamais nous n’entendrons sa réponse lorsque la petite fille appellera: ‘Maman’…” Parue en 1947 chez Gallimard, il…
