Un an après les attentats du 11 septembre 2001, Alger connaît une recrudescence des attentats ciblés: bombes artisanales en pleine ville, assassinats de policiers, faux barrages meurtriers dans sa banlieue proche. Après une fausse accalmie, les groupes armés islamistes retrouvent une nouvelle vigueur. De nouveaux « commandos itinérants », à la mode ETA, hantent alors les grandes villes, surtout Alger, frappant au coeur, « misant sur une projection de puissance et non de force, optant pour des pénétrations qualitatives dans un milieu urbain hautement sécurisé, au lieu d’y déplacer logistique ou forces armées trop vite repérées », explique M., ex-analyste au sein des services spéciaux.
Autre difficulté que doivent surmonter les différents corps de sécurité et de renseignement: le jeune âge des recrues au sein de ces groupes de guérilla urbaine…