Est-ce donc ça, la démocratie ? Un brouhaha d’où fusent billevesées, menteries, approximations. Désolé de briser le consensus, mais cette campagne est lamentable. Ceux qui doutaient que nous soyons en décadence, comme dit l’ami Onfray, en seront pour leurs frais. La décadence est là, bien palpable, dans les têtes, les nombrils, les discours.
La bien-pensance nous interdit d’émettre la moindre réserve sur les petits candidats de droite ou de gauche qui parasitent cette campagne. Supposés apporter de la fraîcheur, ils incarnent presque tous une idéologie rance, souverainiste, nourrie aux passions tristes telles que les avait définies Spinoza : la peur, la colère, la convoitise, le ressentiment. Ils nous tirent tous vers le bas, excepté Jean Lassalle, qui, à l’évidence, habite au ciel.
Leur petite musique écrite au vieux vinaigre couvre…