Il existe sur la planète quelques thébaïdes, des terres de pure sauvagerie, des « horizons perdus » qui nous font encore la grâce d’être accessibles de l’« autre » monde, le nôtre, l’« outre »-monde. Les montagnes qui surplombent la vallée de Dabose, à quelques battements d’ailes de la ville mythique de Shangri-la, dans la province du Yunnan, sont de ces forteresses insoumises. Là-bas, pas d’asphalte, de cartes, d’itinéraires, pas la moindre trace de nos sociétés affolées, rien de raisonnable ; il n’y a que le cosmos, l’épaisseur du temps et les étoiles, qui semblent y avoir trouvé leur refuge terrestre. Mais, pour « marcher vivant dans un rêve », comme disait Hugo, encore faut-il en connaître le chemin. Constantin de Slizewicz l’a trouvé.
Tartare, Polonais, Toulonnais mais surtout «…