HOMMAGES Depuis la mort de son ami Hans Werner Henze en 2012, Aribert Reimann comptait, avec Detlev Glanert, parmi les compositeurs allemands contemporains les plus jouĂ©s sur les scĂšnes lyriques. Lecteur compulsif, arpenteur inlassable de la poĂ©sie germanique en qualitĂ© dâaccompagnateur de lieder (de nombreux enregistrements en tĂ©moignent), Reimann puisa son inspiration dans les grands textes de la culture europĂ©enne, de Strindberg (Le Songe, 1964) Ă Maeterlinck (LâInvisible, 2017), en passant par Goll (Melusine, 1971), Euripide (Les Troyennes, 1986), Kafka (Le ChĂąteau, 1992), GarcĂa Lorca (La Maison de Bernarda Alba, 2000) ou Grillparzer (Medea, 2007). En mettant en musique Lear de Shakespeare (1978, son chef-dâĆuvre), ce maĂźtre du Literatur-Oper triomphe lĂ oĂč Verdi nâen Ă©tait restĂ© quâĂ lâĂ©tat dâĂ©bauche.
Son premier contact avec la musique du xxe siĂšcle, le jeuneâŠ