J'ai découvert John Eliot Gardiner par le disque (Vêpres de la Vierge de Monteverdi), lycéen à Verdun, puis, je l'ai entendu au concert (Les Saisons de Haydn), étudiant à Strasbourg. D'autres expériences mémorables (Messe en si mineur de Bach, Ode à sainte Cécile de Purcell, Symphonie fantastique, Messe solennelle et Les Troyens de Berlioz, Falstaff de Verdi…) ont conforté mon admiration. Je prends la direction des spectacles du château de Versailles, en 2007, et envisage bien sûr de l'inviter. L'opéra, réouvert deux ans plus tard, et la Chapelle royale d'une renversante beauté, semblent l'attendre. En 2010, le miracle se produit: pour célébrer les trois cents ans de la Chapelle royale, John Eliot Gardiner vient interpréter les Vêpres de Monteverdi, qui fêtent leurs 400 ans en cette même année. Le maître…
