Le 11 août dernier, la volleyeuse égyptienne Doaa El Ghobashy participait à un match de qualification coiffée d’un hidjab face à des Canadiennes (en photo, Kristina Valjas) en Bikini. Un paradoxe de plus pour le CIO qui, lors de cette 31e olympiade, avait insisté pour que les sportifs n’affichent « aucune forme de publicité » ni « aucune sorte de démonstration politique, religieuse ou raciale ». C’est raté mais l’image n’aurait pas manqué d’interpeller Pierre de Coubertin, le père de l’olympisme moderne, qui, dans un même souffle, chantait le caractère sacré du sport (« l’athlète moderne exalte sa race, sa patrie et son drapeau… ») et moquait la participation des femmes aux JO (« les olympiades femelles, inintéressantes, inesthétiques et incorrectes »).…