Pour certaines personnes, qui sont assez nombreuses semble-t-il, c’est une espèce de sport – cérébral, cela va sans dire. Les plus nonchalants attendent le mercredi pour se délecter des trouvailles dispensées dans quatre rubriques du Canard enchaîné : « À travers la presse déchaînée », « Rue des petites perles », « Comme son nom l’indique » et, bien sûr, « Pan sur le bec », ces délicieux petits moments d’autoflagellation que s’offrent les journalistes de l’hebdomadaire. Sans faire l’impasse sur l’exercice évoqué plus haut, les autres furètent, lisent, épluchent le moindre magazine, le plus insignifiant quotidien, à la recherche de la boulette réjouissante, de la contrepèterie involontaire (beaucoup moins drôle, sinon), bref, de l’erreur qui change le sens de la phrase, de l’article. Et qui fait rire. Philippe Mignaval…
