Finalement, elle reste numéro 3 du gouvernement, au ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer. Et pour Ségolène Royal, c’est une vraie désillusion. Bien sûr, son portefeuille a été étoffé : au lendemain de la COP21, elle reprend la «›totalité du dossier climatique›», et c’est elle qui veillera à la traduction dans les faits des déclarations d’intention de décembre dernier. Avec l’arrivée de Barbara Pompili, nommée secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, elle hérite aussi d’un deuxième secrétariat d’État sous sa tutelle. Mais à 62 ans, celle qui, en trente-cinq ans de vie politique, a été quatre fois ministre voit peut-être s’envoler sa dernière chance d’accéder à des fonctions régaliennes. Une déception d’autant plus grande qu’elle a cru jusqu’au bout, ou presque, qu’elle succéderait à Laurent Fabius, au…
