C’est un puissant magnétisme vertical, un « agacement salin venu de la craie », un mystère très documenté, un petit miracle permanent. C’est ce moment « où le vin devient fou quand on lui donne à manger des sucres et des levures », un « chaos sublime », la douce bousculade des bulles de champagne. Cette sensation, cette rémanence du goût, ce haut lieu de saveurs, ce puissant vecteur d’umami, c’est l’effervescence. Si par le passé elle a eu pour mission d’enrober, de flatter le vin de Champagne alors imparfait et acide, aujourd’hui, à la faveur d’un engagement cultural fort et du changement climatique, à l’heure où les terroirs n’ont jamais été aussi lisibles et les vins clairs aussi bons, certains vignerons seraient tentés d’effacer la bulle, de la mettre…