Quelque part dans le centre de Gaza. Un podium. Derrière le podium, une banderole en trois langues (arabe pour la foule, anglais pour le monde, hébreu pour le diable). Et, sur la banderole, « Victoire totale » et « Nous sommes le Déluge ».
Arrivent des hommes encagoulés, vêtus de keffiehs verts et noirs, poing levé mais froids comme des robots. Surgissent deux de ces pick-up qui ont, depuis le 7 Octobre, le goût du sang de Shani Louk, la jeune femme demi-nue, emmenée comme un petit animal, souillée puis suppliciée. Et voici Eli, Or et Ohad, les trois otages, il faudrait dire les hommes fantômes, décharnés et sans force, traînés par les hommes robots jusqu’à l’estrade.
L’un porte des lunettes noires comme si l’éclat du soleil, au sortir de…
