UN CHANT DANS LA TEMPÊTE. Il est des lectures qui s’imposent lorsque les temps redeviennent sauvages. Non qu’elles consolent de la situation, mais parce qu’elles redonnent, tout de même, un peu de force au cœur, à l’âme, en leur murmurant que tout n’est pas perdu en l’être humain. La situation en Ukraine, au Moyen-Orient, les enfants déplacés, les otages abandonnés, assassinés, les tapis de bombes, la torture, font parfois naître le besoin de relire Homère, l’auteur du plus dur et plus beau poème sur la guerre, L’Iliade. Le chant XXIV résonne encore particulièrement aujourd’hui. Pas de drone, pourtant, chez Homère, mais un grand guerrier, Achille, qui se défoule sur le cadavre d’un autre grand guerrier, Hector, sous les yeux du père de celui-ci, le roi de Troie, Priam. Les deux…