Cela faisait quinze ans qu’on s’interrogeait sur Cécile Desprairies. Pourquoi cette obsession à reconstituer le Paris allemand, la France occupée, lieu après lieu ? Qui était cette historienne, née en 1957, greffière de la Gestapo, topographe acharnée des demeures collaborationnistes ? Quand ce n’étaient pas les adresses, elle inventoriait les lois, nombreuses, que nous devons aux Allemands ou au régime de Vichy. Au printemps, la manie avait culminé avec un ouvrage monstrueux de 4 millions de signes, Voyage dans la France occupée, 1940-1945 (PUF). Une « listo-manie » pour le moins inquiétante.
Chambre noire hantée par les monstres, La Propagandiste apporte les réponses. Roman, comme il est prudemment inscrit sur la couverture ? Roman à clé ? Récit ? Prodigieux objet littéraire, assurément. L’inventaire est cette foispersonnel, et, si noms…
