« Philiiippe ! Je sais où tu te caches. Viens ici que j’te bute, enculé !
– Ta gueuule ! Viens ici, sale enculé ! »
Dans sa tombe d’Équemauville, Calvados, Henri Jeanson doit se retourner. Pourtant, tiré de Hitman le Cobra, un pseudo-Rambo tourné avec des moufles à Hongkong au mitan des années quatre-vingt, ce dialogue est pour les amateurs de nanars aussi remarquable que le sont ceux que Jeanson cisela pour Arletty et Jouvet dans Hôtel du Nord ou pour Gabin dans Pépé le Moko. Les nanars, donc, comme une cinématographie bis, en général absente des grands circuits de distribution, échouant souvent directement chez les soldeurs vidéo. Un cinéma de genre (porno, horreur, polar…) aux budgets riquiqui, aux tournages express, aux effets… pas très spéciaux, et aux dialogues…
