Hennessy, c’est un mariage qui dure entre la constance de sa qualité, de son exigence, et la modernité de ses expressions. L’hiver a enserré les vignes dans sa chape brumeuse, la nuit est déjà bien avancée et si la nature dort paisiblement, elle n’est jamais vraiment silencieuse. On tend l’oreille, on pourrait perdre aisément la notion du temps, revenir à celui de Richard Hennessy. Au loin, une lumière fend la nuit, celle d’une fenêtre pleine de promesses. On entre. Les effluves d’abord, doux et bienveillants. La chaleur ensuite, enveloppante. La lumière, tamisée et enivrante, et ces drôles de constructions, dix alambics charentais qui semblent concentrer toute l’attention des hommes. Nous sommes à la distillerie du Peu, chez Hennessy, et l’hiver, comme tout le Cognaçais, elle vit 24 heures sur 24…