Du cabernet sauvignon coule dans les veines de Tim Mondavi. Il n’y peut rien, c’est dans son ADN. Il a bien essayé de renoncer lorsque tout a été perdu, liquidé, le travail d’une vie, celle de son père Robert Mondavi mais aussi trois décennies de la sienne, évaporé en une minute, dans un conseil d’administration. Il n’avait jamais voulu autre chose, lui, que faire du vin, arpenter la vigne dans la brume du matin, écouter la mélodie des éternels recommencements l’oreille collée à la barrique, rester fidèle au rêve américain de son grand-père Cesare, un fils de paysan italien venu chercher du travail dans les vastes plaines du Nord avant de rencontrer les vignes du Golden State. Alors un beau matin, toute colère bue, il a retroussé ses manches pour…