Quelle époque formidable que la nôtre ! Jadis, le chien n’était qu’un vulgaire compagnon de chasse, un garde-manger sur pattes en temps de famine, ou, dans le meilleur des cas, un fidèle ami qu’on remerciait d’une caresse avant de le renvoyer dormir au fond du jardin.
Aujourd’hui, il a droit à son spa, à son massage relaxant aux huiles essentielles importées du Tibet, et à son dîner gastronomique mitonné par un chef étoilé qui a sans doute raté sa carrière dans la restauration humaine. Autrefois, on disait « chien de luxe » pour désigner ces petits caniches peroxydés nichés dans le sac à main d’une duchesse. Aujourd’hui, c’est le chien lui-même qui est un client premium, avec un abonnement chez le toiletteur plus cher qu’un coiffeur.
Et alors, où est…
