À 20 ans, il fait ses débuts dans l’écrit avec un opus autobiographique au titre énigmatique, Émile, par Émile. Chef-d’œuvre, s’écrie-t-on, intrigué par ce pseudonyme. À 21 ans, le jour de sa majorité, pour la troisième édition de son ouvrage, il ajoute son nom – Girardin – sur la couverture, pied de nez d’un bâtard à son père qui ne l’avait pas reconnu. L’année suivante, il crée, plein de culot, son premier journal, Le Voleur, best of de toutes les autres publications, qu’on pouvait, à l’époque, piller impunément. C’est un succès vite imité. À 23 ans, il lance un autre titre, La Mode – qui s’impose comme l’arbitre des élégances, le juge de paix de l’aristocratie, le sismographe d’une société des apparences –, pour lequel il a enrôlé un jeune…
