Ça recommence. Voilà une contrée, le Nagorny-Karabakh, à qui on dit, depuis des années, que ses habitants sont en trop sur la terre qui les a vus grandir, qui a vu naître et mourir leurs ancêtres et à laquelle ils sont attachés.
Voici qu’une pluie de roquettes s’abat, un sale matin, sur les écoles, les hôpitaux, les églises de Khanabat, Kornidzor et, bien entendu, Stepanakert, la capitale.
On dénombre les morts (plus de 1 000).
Les blessés (près de 20 000).
Les affamés, les assoiffés, les victimes du blocus instauré en décembre 2022 par l’autocrate d’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, prennent le chemin de l’exil et laissent derrière eux leurs biens, leurs maisons, leurs souvenirs, leurs cimetières, tout.
Ils sont, pour l’heure, quelques milliers – mais l’Arménie voisine et, en principe, sœur…