« Rachel et les siens », de Metin Arditi (Points Seuil, 367 p., 7,90 €).
Jaffa était un rêve. Rue Naguib-Boustros, il y avait Daoud, Juif de Palestine, sa femme, Rozika, et leur fille, Rachel; et il y avait les Khalifa, Abdallah et Aïcha, Arabes chrétiens, et leur fils, Mounir. Les deux familles partageaient la même vie, la même cuisine; Rachel et Mounir étaient comme frère et soeur. Et puis un sale matin, ils ont dû composer avec Ida, la Juive orpheline venue de Russie. Fuyant les pogroms, son père était venu ici parce qu’aucun Arabe ne levait la main sur un Juif. Mais vivre lui était impossible, il s’était pendu, laissant Ida à l’instinct maternel de Rozika. Rachel, Mounir, Ida. Deux Orientaux, une blonde de l’Est. Un trio préadolescent…
