De Boucher à Greuze, la passion sexuelle est faite de voilements, rideaux, draps, vêtements, et de dévoilements, chairs, regards. Dans un temps où les excès d’une « MeTooïsation » menacent de faire entrer le désir dans l’ère du soupçon, qu’avons-nous à découvrir dans une exposition de peintures licencieuses du XVIIIe siècle rappelant l’empire des sens sur nos vies ? Que nous apporte ce regard en arrière vers une époque, aussi, où François Ballet, prédicateur de la reine, fustigeait dessins, gravures et tableaux parce qu’ils propagent le goût du plaisir et en « représentent toutes les coupables amorces dans les peintures obscènes, les statues immodestes et les postures indécentes » ?
De Boucher à Greuze, ces peintures nous montrent que la passion sexuelle est faite de voilements, rideaux, draps, vêtements, et…
