Personnellement, j’adore les onomatopées, ces drôles de termes dont l’ambition est « de suggérer par imitation phonétique la chose dénommée », selon la définition du Petit Robert. Au demeurant, d’après un sondage très sérieux réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 10 personnes croisées depuis ce matin, je ne suis pas le seul. Areu areu, criccrac, glagla, pschitt, prout, pouf… ce lexique particulier déclenche immanquablement des sourires, renvoie à l’enfance et donne une furieuse envie de jouer avec la langue.
Les onomatopées n’en sont pas moins chose sérieuse, comme le prouve la lecture du passionnant Dictionnaire des onomatopées, de Pierre Enckell et Pierre Rézeau (PUF). Saviezvous, par exemple, que Platon luimême s’était interrogé à leur sujet en se posant cette grave question: ces mots imitentils les choses par nature ou sontils…