QUAND, FIN 1941, LOUIS ARAGON, 43 ans, rencontre Henri Matisse, 71 ans, dans l’atelier de ce dernier sur les hauteurs de Nice, les deux hommes se lient d’amitié. Et si le premier faisait un portrait du second? « Oui, si c’est un roman », répond Aragon, qui s’attelle illico à ce qui aboutira, trente années plus tard, à Henri Matisse, roman (1971), deux tomes d’un pavé de près de mille pages, interminable gestation de notes, de digressions, de textes, d’images, bref d’échanges nourris entre l’écrivain-poète et le peintre.
Ce livrequ’Aurélie Verdier qualifie « d’objet non identifié » sert de fil rouge à l’exposition que la commissaire consacre à Matisse au Centre Pompidou jusqu ’au 22 février. Reconfinement oblige, et en attendant sa réouverture, le musée offre de la découvrir en…