Écumant le littoral français fin décembre, la tempête Bella lui remémore une pêche miraculeuse, tous azimuts. «En dépit des rafales de vent jusqu’à 140 kilomètres/heure, nous avons levé l’ancre de Granville et sommes sortis en mer, comme quotidiennement du lundi au vendredi. Aussi rude qu’un travail de bagnat, notre labeur a été récompensé ce jour-là encore. La peur se mêlait à la joie, le froid était amoindri par notre euphorie... Même par temps clément, la navigation reste aventureuse ; voisines du Mont-Saint-Michel, ces côtes normandes connaissent les plus fortes marées d’Europe. Quelles que soient les conditions de navigation, ces sensations sont uniques », explique Pierre Lenoël, troisième génération à pratiquer la pêche. Mais, à la différence de sa lignée, il a fait un pas de côté vers la vente directe,…
