La volupté est la grande affaire de Belinda Cannone. Volupté des corps, des gestes, des sentiments, des liens, des mots, de la pensée. « Mes goûts et mes intérêts ont toujours été liés au fait d’être en relation, confesse-t-elle dès les premières pages, aimer, étreindre, transmettre, s’adresser, admirer, aider, danser. » Après S’émerveiller ou Petit Éloge du désir, voilà celui de l’abrazo, « l’embrassement ». « La main gauche de la femme se place sur le haut du bras de l’homme, tandis que celui-ci, glissant sa main droite par en dessous, la pose sur le dos de sa partenaire. De l’autre côté, leurs mains se tiennent en l’air, paume contre paume. Dès qu’on entre dans l’abrazo, on devine, à son corps, sa tenue, sa prise, on devine quelque chose de…
