Attention, livre choc ! Rien de futile – 500 pages, quantité de références, travail colossal –, un vrai séisme intellectuel. Il ébranle la statue de Hannah Arendt, icône de la femme-philosophe indépendante, auteure de classiques partout célébrés, enseignés et commentés (« Les origines du totalitarisme », « La crise de la culture », « Condition de l’homme moderne », entre autres). Intellectuelle engagée, figure politique, juive rétive au sionisme, elle a commencé à devenir vraiment célèbre en 1953 en publiant « Eichmann à Jérusalem », analyse du procès de l’ancien dirigeant nazi. Un film de Margarethe von Trotta, en 2013, a même retracé l’aventure de ce reportage qui fit scandale. Car, depuis sa mort à New York, en 1975, Arendt fait l’objet, dans le monde entier, d’un culte croissant. Son…
