Docu. Avec sa blouse, ses lunettes double foyer et son cheveu sur la langue, Danielle ressemble à une abeille ouvrière, à une retraitée en atelier déco, à une bonne soeur, mais pas à une criminelle. « Toi, ta victime elle est pas morte, dit-elle à Edith, sa voisine. Alors que la mienne elle est morte. J’ai retiré la vie à quelqu’un. J’ai retiré la vie à quelqu’un. » Elle a beau le répéter, on n’arrive pas à le croire. Dans moins d’une semaine, Edith, elle, sera libre. Ses camarades taperont sur les barreaux de leurs cellules avec des casseroles, et ça sera un peu la fête. Il y aura Betty, « le bébé » de la prison, Françoise, Mumu qui pleure tout le temps, et Danielle, bien sûr, la doyenne,…