Tout s’est joué vendredi 9 février, à 12h15, à mi-parcours, au grand saut de I’Obtracken, à la hauteur du col de Balme. A cet instant, Jean-Claude Killy, parti avec le dossard numéro 14, avait déjà gagné cinquante centièmes de seconde qui devaient assurer sa victoire. Son plus redoutable adversaire, qui, au même endroit, sentant qu’il allait très vite, avait légèrement freiné pour assurer sa course, était déjà battu. Mais cet adversaire, ce n’était pas un Autrichien, ce n’était pas Karl Schranz, ce n’était pas Gerhardt Nanning (4e et 5e au classement final), mais un autre Français, Guy Périllat. Un mois avant les Jeux, serein dans un climat de pessimisme, Honoré Bonnet affirmait : « Mon équipe sera au maximum de sa forme pour l’épreuve reine des Jeux, la descente. »…
